Hoëla Barbedette : harpe à leviers (de demi-ton et de quart de ton) Claire-Audrey Desnos : harpe à leviers Célestine Doedens : harpe à leviers Eva Fogelgesang : harpe à leviers, harpe médiévale à harpions, chant
Non pas une, ni deux, ni trois, mais quatre harpes !
Les personnes présentent à ce concert de restitution ont eu la joie de se promener dans une forêt de cordes exceptionnelles. Ces quatre harpistes bretonnes (ou d’adoption) ont partagé un riche répertoire qu’elles ont peaufiné au cours des trois jours qui ont précédé ce concert. Au fil de solos et de pièces à quatre harpes, elles ont offert un panorama de compositions aux inspirations diverses et de musiques traditionnelles de Bretagne, d’Irlande, d’Equateur ou des Balkans, ainsi qu’un petit tour au Moyen-Age.
Elsa et Natacha ont offert à leur auditoire un moment hors du temps et hors du commun. Avec une voix lyrique, jazzy, diphonique, onomatopéique, elles nous ont partagé leur amour de la poésie et de la nature emprunt de fantaisie. Elles malaxent avec enthousiasme les mots, fouillent la palette infinie des sons vocaux. La voix se fait tour à tour contrebasse, tambour, sifflement de merle pur son ou encore verbe incarné dans la déclamation. Elles ont enchaîné mélopées, improvisations libres, polyphonies, textes littéraires… L’auditoire s’est laissé porter par le tissage des deux voix empreintes de sensibilité.
Aurélie, Christine, Camille et Renaud se sont retrouvés à Kerboutier en Résidence d’artistes pour mettre au point leurs concerts d’été 2026. En écoutant ces extraits vous pourrez apprécier la maîtrise de leurs voix et la précision avec laquelle elles s’harmonisent. C’est magnifique ! Concerts en juillet dans le cadre du festival Lyrik à Brest et alentours !
L’Ensemble Alçyone réunit depuis 2022 ces musiciens et musiciennes rennaises passionnées de musiques anciennes, dans un instrumentarium baroque qui varie au gré des programmes. Ce samedi soir, les 5 musiciens ont fait place à la musique italienne et nous ont plongé à l’orée de l’époque baroque avec des compositeurs tels que Frescobaldi, Caccini ou encore Kapsberger, que Corelli, le plus tardif, viendra compléter. Une instrumentation changeante et une ambiance intimiste et chaleureuse, voilà ce que nous ont réservé ces artistes de talent au Manoir de Kerboutier ce 11 avril qui ont été « bissés » et abondement applaudis !
Concert de fin de stage au MANOIR DE KERBOUTIER le dimanche à 18h
PREMIERE PARTIE : Restitution des stagiaires
« INTERPRÉTER LA POÉSIE CHANTÉE » Agnès BROSSET, professeur de chant pluri-esthétiques Frédérique LORY, pianiste accompagnatrice tout terrain
SECONDE PARTIE Les passantes nous ont interprété de la poésie dansée et signée.
« Les Passantes » est un trio tout terrain pour deux danseuses et un poste radio-cassette. Le spectacle s’articule autour de la chanson française des années 60 à 90 et mélange les esthétiques de la danse contemporaine et de la langue des signes. Accoudé au comptoir, on rêve d’évasion, on parle d’amour avec les mains et les pieds, parfois sur un ton moqueur, parfois grave mais toujours avec poésie.
Ce fut un moment plein de charme et d’émotion qui a conquis le public.
AU MANOIR de KERBOUTIER du 25 au 28 février 202 Stage de musique vocale baroque allemandeSolistes, un par voix
Avec Michel Laplénie, chanteur, directeur de l’ensemble vocal Sagitarius Pierre Mervant, professeur de chant au CNSM de Paris Jean-François Nestour Claveciniste Gaëlle Coulon Organiste et claviniste
Cette MasterClass a reçu 11 chanteurs venus de divers horizons et de niveaux variés. Pendant quatre jours les stagiaires ont travaillé en individuel, en duo, en trio et en chœur avec des spécialistes de renommée internationale pour les initier et les perfectionner à cette musique baroque allemande du 17e au 18e.
Michel LAPLENIE s’est concentré sur deux compositeurs en particulier : Heinrich Schütz ( 1585-1672) et Johann Sebastian Bach (1685-1750)
SCHÜTZ Père de la musique allemande. Les stagiaires ont travaillé des pièces extraites de son recueil Kleine Geistliche Konzerte 1636-39 ( petites concerts spirituels) montrant l’influence de la musique italienne (Gabrieli et Monteverdi) et la façon dont Schütz a ouvert la voie au chant typiquement allemand.
BACH Les participants se sont attachés à des pièces solistes extraites de deux oratorios: l‘Oratorio de Noël et la Passion selon Saint Jean, et ont étudié non seulement des Arias à voix seule et aussi quelques récitatifs.
Cycle majeur du romantisme allemand, Le Voyage d’hiver (Winterreise) de Franz Schubert explore l’errance intérieure d’un homme confronté à la solitude, au souvenir et au passage du temps. À travers vingt-quatre lieder d’une intensité rare, la voix et le piano tissent un dialogue intime où chaque nuance révèle un paysage émotionnel profond.
Antoine Deckeur et Michaël Thizy nous ont proposé une lecture sensible et épurée de cette œuvre monumentale, laissant toute sa place à la poésie de Wilhelm Müller et à la force expressive de la musique de Schubert.
La voix chaude et envoûtante d’Antoine ne nous a pas laissé indifférents dans l’interprétation de ce voyage initiatique qu’il a interprété en langue allemande. Michaël a exécuté cette œuvre sur le piano ERARD de Kerboutier, piano qui date de la période où cette page musicale a été écrite par Franz Schubert. Une projection des poèmes en français et en allemand a eu lieu pendant le concert.
La petite troupe a enchanté tout l’auditoire venu nombreux en cet avant dernier dimanche de l’Avent ! Aurélie Castagnol, Frédérique Lory et Camille Oudot ont déployé leurs talents dans ce conte de Noël pour notre plus grand plaisir. Comme promis, la joie était au rendez-vous !
Conte de Noël des Santa Babies Il était une fois, sous les lumières qui papillonnent, trois étoiles qui riaient à l’unisson : Aurélie, Camille et Frédérique, trois voix, trois cœurs, un même diapason. Dans leur hotte, du swing, du charme et des paillettes, des notes dorées comme des galettes. Mi-musique, mi-chant et un brin de théâtre, nos joyeux drilles transforment la scène en joyeux chapiteau d’albâtre. Leur humour scintille plus fort qu’un sapin, leur douceur fait fondre même un vieux lutin. Professionnels, pétillants, un peu canailles, Ils font danser les lumières dans les yeux. Et soudain, on croit rêver, c’est magique, on glisse dans un Noël des années soixante, nostalgique. Les Santa Babies, divins et légers font swinguer les fêtes comme un conte à l’envers
Restitution du stage organisé par l’Académie d’Art Vocal – Eden Palace – PONTIVY.
Intitulé du stage : « Master Class pour solistes »
15 stagiaires se sont regroupés au Centre Bretagne du samedi 8 novembre au 11 novembre pour sculpter leur voix, améliorer leur technique vocale, renforcer leur confiance et développer leur écoute.
Le conservatoire étant fermé pour l’Armistice, la petite troupe a été accueillie avec leurs formateurs dans la salle de Concert au Manoir de Kerboutier, pour la restitution de leurs oeuvres. Leurs chants ont résonné avec éclat en cette journée de commémoration, symbole de la Victoire, de la Paix et de l’Hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la France. Les professeurs : Agnès Brosset, Pierre Mervent, Les accompagnateurs : Frédérique Lory, Coralie Karpus
Mathilde VIALLE, viole de gambe Etienne BAZOLA, baryton
Passez amants doucement votre temps Airs de cour et chansons anglaises du XVIIème siècle
Depuis que l’Homme chante, il chante l’amour. Dans la musique écrite parvenue jusqu’à nous depuis la Moyen-Âge, les chansons d’amour occupent une place toujours centrale. C’est à celles qui proviennent de la France et de l’Angleterre du XVIIème siècle, deux pays rivaux et pourtant si proches dans leurs musiques, que nous dédions ce programme. « Puisque les ans n’ont qu’un printemps, passez amants doucement votre temps ». Cette première phrase, qui a ouvert le concert par une chanson de la fin de la Renaissance, reprend l’idée merveilleusement développée par Pierre de Ronsard dans son Ode à Cassandre d’un amour éphémère, dont les beaux jours sont comptés. Sur une basse de chaconne d’une apparente insouciance, le célèbre air de cour « Vos mépris chaque jour » de Michel Lambert nous dépeint un amoureux éperdu qui « mourrait de plaisir » s’il était plus heureux, malgré les maux que l’amour pour sa belle lui fait endurer. Ont suivi plusieurs airs de déploration laissant place à la tristesse et au désespoir dans des chansons où le temps semble s’arrêter (Alas, poor man de Tobias Hume ou encore Laissez durer la nuit de Michel Lambert). Un soldat amoureux un peu loufoque fait son apparition au milieu du programme (Soldier’s Song et Soldier’s Resolution de Tobias Hume). D’autres amoureux transis, sous les effets de la boisson, nous pleurerons leurs déboires ou se réjouiront de leur ivresse amoureuse (There’s nothing so fatal as women d’Henry Purcell, l’air à boire Amour, je me ris de tes lois ou encore Le jeu, les femmes et le vin de La Barre). À ce florilège de chansons anglaises et airs de cours français se sont ajoutés des pièces de viole seule de la même époque. Plusieurs sont tirées d’un recueil de pièces de Tobias Hume, violiste (et soldat!) du début du XVIIème siècle. Ce recueil, The first part of Ayres, contient également plusieurs chansons dont nous vous proposons l’intégralité dans notre programme. Sentiment se hissant au-dessus de tous les autres, l’amour revêt tour à tour des habits séduisants, des apprêts tendres, mais sait aussi se montrer courroucé, ou bien s’abandonne à une infinie tristesse mélancolique. Ce sont tous ces passages que l’âme traverse dans son voyage amoureux que nous avons voulu donner à entendre. « La chanson la plus charmante est la chanson des amours » Victor Hugo
Un peu de patience ….. Comme vous pouvez le voir sur la photo, les musiciens ont filmé leur prestation et ont promis de nous partager un extrait de leur merveilleux concert. Leur complicité et leur jeu scénique ont conquis le public qui sera très heureux de revivre un moment d’exception.
Nous vous livrons ci-dessous le texte d’une personne qui a participé au concert et qui en fait un éloge bien mérité.
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Au Manoir de Kerboutier Amants, posez vos âmes ici, dans le calme d’un instant volé. Rien qu’une table, deux chaises, et une flamme qui chuchote entre nous. Deux verres, un silence tendre, et le temps, soudain, cesse de fuir.
Mathilde VIALLE, comme une brise ancienne fait chanter la viole de gambe. Ses doigts effleurent les cordes comme on caresse un souvenir. Un archet qui pleure, un pincement qui rit, et la musique devient souffle, devient peau, devient mémoire.
Etienne BAZOLA, baryton, Voix basse comme la terre, chante comme on raconte une histoire qu’on n’a jamais osé finir. Son chant n’est pas un spectacle, c’est une porte ouverte sur ce qu’on oublie d’être.
Leurs regards se trouvent, leurs souffles se reconnaissent. Pas de masque, pas de bruit, juste la vérité nue comme une main tendue dans l’ombre. Un moment suspendu, un échange plus fragile qu’un soupir, plus vrai qu’un serment. Et dans ce grand silence, un éclat de rire, comme une étoile qui traverse la nuit sans demander où elle va. Tobias Hume est là, dans l’ombre douce du passé, il a écrit ces notes pour que l’instant ne meure jamais.
Et Benoit, l’homme qui fait naître la lumière dans les recoins oubliés, a ouvert une porte entre le rêve et la peau. Un chiffre, un souffle, une invitation à revenir, non pas pour revivre mais pour se souvenir que la beauté, c’est ce qui reste quand tout le reste s’en va.