{"id":858,"date":"2025-11-03T18:51:42","date_gmt":"2025-11-03T17:51:42","guid":{"rendered":"https:\/\/kerboutier.fr\/?p=858"},"modified":"2025-11-03T19:49:26","modified_gmt":"2025-11-03T18:49:26","slug":"samedi-1er-novembre-2025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kerboutier.fr\/index.php\/2025\/11\/03\/samedi-1er-novembre-2025\/","title":{"rendered":"Samedi 1er novembre 2025"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/kerboutier.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/mathilde-et-Etienne-1-1024x628.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-861 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><br>Mathilde VIALLE, viole de gambe<br> Etienne BAZOLA, baryton<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Passez amants doucement votre temps<\/strong><br>Airs de cour et chansons anglaises du XVII\u00e8me si\u00e8cle<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis que l\u2019Homme chante, il chante l\u2019amour. Dans la musique \u00e9crite parvenue jusqu\u2019\u00e0 nous depuis la Moyen-\u00c2ge, les chansons d\u2019amour occupent une place toujours centrale. C\u2019est \u00e0 celles qui proviennent de la France et de l\u2019Angleterre du XVII\u00e8me si\u00e8cle, deux pays rivaux et pourtant si proches dans leurs musiques, que nous d\u00e9dions ce programme.<br>\u00ab Puisque les ans n\u2019ont qu\u2019un printemps, passez amants doucement votre temps \u00bb. Cette premi\u00e8re phrase, qui a ouvert le concert par une chanson de la fin de la Renaissance, reprend l\u2019id\u00e9e merveilleusement d\u00e9velopp\u00e9e par Pierre de Ronsard dans son Ode \u00e0 Cassandre d\u2019un amour \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, dont les beaux jours sont compt\u00e9s.<br>Sur une basse de chaconne d\u2019une apparente insouciance, le c\u00e9l\u00e8bre air de cour \u00ab\u00a0Vos m\u00e9pris chaque jour\u00a0\u00bb de Michel Lambert nous d\u00e9peint un amoureux \u00e9perdu qui \u00ab mourrait de plaisir \u00bb s\u2019il \u00e9tait plus heureux, malgr\u00e9 les maux que l\u2019amour pour sa belle lui fait endurer. Ont suivi plusieurs airs de d\u00e9ploration laissant place \u00e0 la tristesse et au d\u00e9sespoir dans des chansons o\u00f9 le temps semble s\u2019arr\u00eater (Alas, poor man de Tobias Hume ou encore Laissez durer la nuit de Michel Lambert).<br>Un soldat amoureux un peu loufoque fait son apparition au milieu du programme (Soldier\u2019s Song et Soldier\u2019s Resolution de Tobias Hume). D\u2019autres amoureux transis, sous les effets de la boisson, nous pleurerons leurs d\u00e9boires ou se r\u00e9jouiront de leur ivresse amoureuse (There\u2019s nothing so fatal as women d\u2019Henry Purcell, l\u2019air \u00e0 boire Amour, je me ris de tes lois ou encore Le jeu, les femmes et le vin de La Barre).<br>\u00c0 ce floril\u00e8ge de chansons anglaises et airs de cours fran\u00e7ais se sont ajout\u00e9s des pi\u00e8ces de viole seule de la m\u00eame \u00e9poque. Plusieurs sont tir\u00e9es d\u2019un recueil de pi\u00e8ces de Tobias Hume, violiste (et soldat!) du d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle. Ce recueil, The first part of Ayres, contient \u00e9galement plusieurs chansons dont nous vous proposons l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 dans notre programme.<br>Sentiment se hissant au-dessus de tous les autres, l\u2019amour rev\u00eat tour \u00e0 tour des habits s\u00e9duisants, des appr\u00eats tendres, mais sait aussi se montrer courrouc\u00e9, ou bien s\u2019abandonne \u00e0 une infinie tristesse m\u00e9lancolique. Ce sont tous ces passages que l\u2019\u00e2me traverse dans son voyage amoureux que nous avons voulu donner \u00e0 entendre.<br>\u00ab<em> La chanson la plus charmante est la chanson des amours <\/em>\u00bb Victor Hugo<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-4a8ea79a80c25ac7a71c303990f6f120\">Un peu de patience &#8230;.. <br>Comme vous pouvez le voir sur la photo, les musiciens ont film\u00e9 leur prestation et ont promis de nous partager un extrait de leur merveilleux concert. Leur complicit\u00e9 et leur jeu sc\u00e9nique ont conquis le public qui sera tr\u00e8s heureux de revivre un moment d&rsquo;exception.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous vous livrons ci-dessous le texte d&rsquo;une personne qui a particip\u00e9 au concert et qui en fait un \u00e9loge bien m\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-598f228d0d3c19cdaa5807be24d91ca6\"><em>Au Manoir de Kerboutier<br>Amants, posez vos \u00e2mes ici, dans le calme d&rsquo;un instant vol\u00e9.<br>Rien qu&rsquo;une table, deux chaises, et une flamme qui chuchote entre nous.<br>Deux verres, un silence tendre, et le temps, soudain, cesse de fuir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-2860d085f05ddb4370808861a0b52d61\"><em>Mathilde VIALLE,<br>comme une brise ancienne fait chanter la viole de gambe.<br>Ses doigts effleurent les cordes comme on caresse un souvenir. <br>Un archet qui pleure, un pincement qui rit,<br>et la musique devient souffle, devient peau, devient m\u00e9moire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-6997890c15f379547909375ff6129168\"><em>Etienne BAZOLA, baryton,<br>Voix basse comme la terre, chante comme on raconte une histoire<br>qu&rsquo;on n&rsquo;a jamais os\u00e9 finir.<br>Son chant n&rsquo;est pas un spectacle, c&rsquo;est une porte ouverte sur ce qu&rsquo;on oublie d&rsquo;\u00eatre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-f77ab407611bab5745027b0adc4beb23\"><em>Leurs regards se trouvent, leurs souffles se reconnaissent.<br>Pas de masque, pas de bruit, juste la v\u00e9rit\u00e9 nue comme une main tendue dans l&rsquo;ombre.<br>Un moment suspendu,<br>un \u00e9change plus fragile qu&rsquo;un soupir, plus vrai qu&rsquo;un serment.<br>Et dans ce grand silence, un \u00e9clat de rire, comme une \u00e9toile qui traverse la nuit sans demander o\u00f9 elle va.<br>Tobias Hume est l\u00e0, dans l&rsquo;ombre douce du pass\u00e9, il a \u00e9crit ces notes pour que l&rsquo;instant ne meure jamais.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-bfd30e2a956c06e4e397a854df4ec98a\"><em>Et Benoit,<br>l&rsquo;homme qui fait na\u00eetre la lumi\u00e8re dans les recoins oubli\u00e9s, a ouvert une porte entre le r\u00eave et la peau. Un chiffre, un souffle, une invitation \u00e0 revenir, non pas pour revivre mais pour se souvenir que la beaut\u00e9, c&rsquo;est ce qui reste quand tout le reste s&rsquo;en va.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-405c9d855ff6acea0be23e1395f5b7a2\"><em>Texte d&rsquo;un auditeur anonyme<\/em>.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mathilde VIALLE, viole de gambe Etienne BAZOLA, baryton Passez amants doucement votre tempsAirs de cour et chansons anglaises du XVII\u00e8me si\u00e8cle Depuis que l\u2019Homme chante, il chante l\u2019amour. Dans la musique \u00e9crite parvenue jusqu\u2019\u00e0 nous depuis la Moyen-\u00c2ge, les chansons d\u2019amour occupent une place toujours centrale. 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